Une version française suit
Can the Town of Baie-D’Urfe really afford a refrigerated skating rink?
Our town’s administrators must have concluded that the answer to this question is “no”. How else could one explain that the 67 citizens who last fall addressed emails to the Mayor and Councilors in support of the idea of a refrigerated rink are still waiting for a response, and that the current Budget and Three-Year Capital Projects Program contain nothing that would indicate the intention of its eventual construction? If the Town’s position is based on an evaluation of the proposed rink’s benefits and costs, I’m unaware of the method used and the results it produced. Since we have so far not received any feedback, I will try to make my own rough assessment of what a refrigerated rink would mean for the Town and its citizens.
The direct benefit would obviously be that skating and playing hockey are less at the mercy of the vagaries of the weather. Indeed, the analysis of the temperatures recorded over the past 21 years (and already reflecting the effect of global warming) shows that artificial ice would generally have allowed skating on at least 100 days. To skate on natural ice, 70 days are about the most one can expect in a favorable winter. In the current winter, it was probably no more than 20 to 30 days.
The indirect benefit would be that the refrigerated rink enhances the attractiveness of our town to live and raise a family in, which, in turn, leads to the greater demand for our properties and thereby not only preserves but increases their value.
Estimating the costs of construction, operation and maintenance will be the task of the architects and engineers hired to lay out, for a site chosen by the Town, and design the rink and the related works. For the time being, we have to rely on the knowledge of those already experienced in building and operating refrigerated rinks.
The best source of information by far is the Montreal Canadiens Children’s Foundation, which since 2008 has financed the construction of six rinks. Their regulation-size (200×85-foot) rinks represent each an investment of around $1.2 million, including the cost of all complementary buildings, equipment and work such as a change room, a shelter for the Zamboni, the Zamboni itself, flood lights, players’ benches, and landscaping.
Since any Canadian town already provides the complementary infrastructure necessary for skating on natural ice, I estimate the extra cost of building the refrigerated rink and acquiring the Zamboni at $1.0 million. This capital cost would be equivalent to a stream of annual costs of some $40,000 to $70,000, a range whose lower limit corresponds to a 30-year useful life of the rink and a discount rate of 1%, and the upper limit to a 20-year life and a rate of 3%. The yearly operation and maintenance expenses to be expected depend to a great extent on the cost of labor and are impossible to accurately estimate without knowing the role the Town would play. The only thing we already know for sure is that the electricity for refrigeration, lighting the rink and heating the change room costs about $20,000 per season.
To get an idea of the rink’s impact on the finances of the Town and of its residents, I assume a total annual cost of $150,000, composed of both the amortization of the capital cost and the O&M expenses. This amount represents $105.41 for each of Baie-D’Urfe’s 1,423 households, which does not look like much beside the over 100,000 Dollars these households are on average left with once they have paid their income taxes. But it still will have to be defrayed by the town’s tax payer.
For the tax payer it matters little how the Town finances the rink. If, for example, the necessary money came out of the Town’s surplus, spending it on the rink would deprive the tax payers, as the surplus’ owners, of the income the investment of the money could earn. If, on the other hand, the $105 per household were to be mobilized through the property tax, the tax payers would face a higher mill rate, although the required increase would be far from threatening Baie-D’Urfe’s enviable position of having the lowest mill rate of all demerged towns on the island of Montreal.
Whether the refrigerated rink is deemed affordable or not depends of course on the situation and perception of the individual tax payer. I, for one, find the extra charge a more than reasonable price to pay for an asset that will be enjoyed by a large number of our citizens of all ages. And this throughout the year, since in addition to skating and playing hockey, the principal activities for which the rink and its complementary installations are designed and built, the rink’s concrete base would allow the practice of many other sports like skateboarding, volleyball, tennis, ball or roller hockey, and basketball.
If you conclude that the idea of building a refrigerated rink deserves your support, I invite you to visit the “Support Us” section of this website to leave a comment. Those who would like to discuss this topic with me or are interested in where my numbers come from are welcome to call me at 514 457 3538.
Paul Egli, PhD, ing.
Former member of the Town Planning Advisory Committee, from 2006 to 2011
La Ville de Baie-D’Urfé peut-elle vraiment se permettre une patinoire réfrigérée ?
On dirait que les administrateurs de notre ville ont conclu que la réponse à cette question est « non ». Comment s’expliquer autrement que les 67 citoyens qui l’automne dernier ont exprimé, par courriel adressé au maire et aux conseillers, leur appui à l’idée d’une patinoire réfrigérée attendent toujours une réponse, et qu’on ne trouve rien dans le Budget et le Plan triennal d’immobilisations récemment adoptés qui indiquerait l’intention de sa réalisation éventuelle? Si la position de la Ville est la conséquence d’une évaluation des avantages et des coûts de l’équipement proposé, j’ignore quelle démarche a été suivie et à quels résultats elle a abouti. Comme, à ce jour, nous n’avons reçu aucune rétroaction, je vais essayer de mon côté d’évaluer sommairement ce que signifierait une patinoire réfrigérée pour la Ville et ses citoyens.
L’avantage direct sera évidemment la moindre exposition du patinage et du hockey aux caprices de la météo. En effet, l’analyse des températures enregistrées au cours des 21 dernières années (et déjà marquées du réchauffement global) montre que la glace artificielle aurait généralement assuré au moins 100 jours de patinage. Pour faire du patin sur la glace naturelle, on ne peut guerre s’attendre à plus de 70 jours dans un hiver favorable. Quant à l’hiver qui tire vers sa fin, je ne pense pas qu’on dépassera 20 jours de beaucoup.
L’avantage indirect de la patinoire réfrigérée serait l’attrait accru de notre ville comme lieu où habiter et voir grandir ses enfants, attrait qui augmenterait la demande pour nos propriétés et ainsi non seulement conserverait mais augmenterait leur valeur.
L’estimation des coûts de construction, d’exploitation et d’entretien de la patinoire sera la responsabilité des architectes et des ingénieurs chargés de définir l’agencement de la patinoire et des installations connexes, sur le site choisi par la Ville, et de préparer les plans d’exécution. En attendant, nous n’avons pas d’autre choix que de nous fier aux connaissances de ceux déjà expérimentés à réaliser et faire fonctionner des patinoires réfrigérées.
De loin la meilleure source d’information est la Fondation des Canadiens de Montréal pour l’enfance, qui, depuis 2008, a financé la construction de six patinoires. De taille réglementaire (200×85 pieds), chacune représente un investissement d’environ $1.2 millions, y compris le coût de tout équipement complémentaire, tel le chalet, l’abri de la Zamboni, la Zamboni elle-même, les projecteurs, les bancs des joueurs, et l’aménagement paysager.
Comme toute ville canadienne fournit déjà les installations connexes nécessaires au patinage sur glace naturelle, j’estime le coût additionnel de construire la patinoire réfrigérée et acquérir la Zamboni à $1.0 million. Ce coût en capital serait équivalent à un flux de coûts annuels de quelque $40,000 à $70,000, gamme dont la limite inférieure correspond à une vie utile de la patinoire de 30 ans et un taux d’actualisation de 1%, et la limite supérieure à une vie de 20 ans et un taux de 3%. Les dépenses de fonctionnement et d’entretien auxquelles il faut s’attendre dépendent dans une large mesure du coût de la main d’œuvre et sont impossibles à évaluer de façon précise sans connaître le rôle que jouerait la Ville. La seule chose que nous savons déjà pour sûr est que l’électricité pour la réfrigération, l’éclairage de la patinoire et le chauffage du chalet coûte environ $20,000 par saison.
Pour me faire une idée de l’incidence que la patinoire aurait sur les finances de la Ville et de ses résidents, je suppose un coût annuel total de $150,000, composé de l’amortissement du coût en capital et des dépenses de fonctionnement et d’entretien. Ce coût représente $105.41 pour chacun des 1,423 ménages de Baie-D’Urfé, soit un montant presque négligeable à côté des plus de 100,000 dollars dont en moyenne disposent ces ménages après avoir payé les impôts sur le revenu. Mais il sera tout de même à assumer par le contribuable.
De quelle manière la Ville financera la patinoire importe peu. Si, par exemple, l’argent nécessaire était puisé dans le surplus accumulé de la Ville, le dépenser sur la patinoire priverait les contribuables, en tant que propriétaires du surplus, du revenu que le placement de cet argent produirait. Si, par contre, les quelque $105 par ménage étaient mobilisés par l’impôt foncier, les contribuables feraient face à une hausse du taux de taxation. Mais on constate que l’augmentation requise serait très loin de menacer la position enviable de Baie-D’Urfé d’avoir le plus faible taux de toutes les villes défusionnées sur l’île de Montréal.
Que la patinoire réfrigérée soit jugée abordable ou non dépend évidemment de la situation et la perception de chaque contribuable. Pour ma part, je trouve la charge additionnelle plus que raisonnable si je considère qu’elle servira à mettre en place et à faire fonctionner une infrastructure récréative qui accroitra l’attrait de ma ville et ne manquera pas d’être fort appréciée par beaucoup de ses citoyens de tous les âges. Et ceci à longueur d’année, car en plus du patinage et du hockey, les activités principales pour lesquelles l’équipement est réalisé, sa base de béton permettra la pratique de sports tels la planche à roulette, le volleyball, le tennis, le hockey-balle, le hockey sur patin à roulettes, et le basketball.
Si vous trouvez que l’idée de construire une patinoire municipale réfrigérée mérite votre soutien, je vous invite à visiter la partie « Soutenez-nous » de ce site Web pour nous en faire part en écrivant un commentaire. Ceux qui voudraient discuter le sujet avec moi ou qui aimeraient savoir d’où viennent mes chiffres sont les bienvenus à me téléphoner au 514 457 3538.
Paul Egli, PhD, ing.
Ancien membre du Comité consultatif d’urbanisme, de 2006 à 2011